Dans le Républicain Lorrain d'hier, au bas de la page 4 du 2d feuillet, on peut admirer une photo avec, au premier plan, une magnifique contrebasse à 5 cordes. On a même l'impression qu'elle est jouée par le nouvel administrateur de l'Orchestre Philharmonique de Lorraine.
Je me souviens lorsque l'Orchestre de Metz-- qui était municipal-- a fait l'acquisition de cet instrument pour la première fois. Il y a bien longtemps...
C'est à mon ami Jacques, second soliste, que fut confié cet instrument bien utile.
En effet, dans la musique classique, les contrebasses doublaient souvent les violoncelles à l'octave inférieure. Or, ceux-ci descendent jusqu'à la note Do (la corde la plus basse), alors que la contrebasse n'atteint que le Mi.
Les contrebassistes étaient obligés de transposer pour deux notes manquantes, ce qui créait des vides sonores insupportables et une gymnastique inconfortable pour l'instrumentiste.
Alors, au XIXe siècle, quelqu'un eut cette excellente idée d'utiliser l'instrument auquel on avait ajouté une 5e corde grave, le Do.
Le fameux contrebassiste autrichien Johannes Sperger en possédait déjà une à la fin du XVIIIe siècle, du luthier vénitien Domenico Montagnana.
L'instrument est plus difficile à jouer car les cordes étant très rapprochées, l'archet risque souvent de déraper. Mon ami Jacques était un virtuose de la contrebasse à 5 cordes.
Jadis, dans les orchestres, l'artiste qui tenait cet instrument gagnait 10% de plus que ses collègues de pupitre. J'ignore ce qu'il en est aujourd'hui ; mais si les musiciens d'orchestre étaient rétribués au nombre de cordes de leur instrument, peut-être y aurait-il davantage de harpes...
Arrivé à un certain âge, je m'aperçois que j'ai connu et vécu des événements qui sont, pour la plupart, aujourd'hui oubliés. Nous ne sommes plus très nombreux dans ce cas.
Musicien et historien de la musique en Lorraine, une grande partie de mon existence fut consacrée à la recherche et à la diffusion des événements musicaux des XVIIe et XVIIIe siècles à Metz et à Nancy. Pour cela, j'ai utilisé les très rares témoignages laissés par des observateurs attentifs, et publié les résultats de mes travaux.
Un éditeur avisé et courageux n'a pas hésité à imprimer, sous ma signature, plusieurs ouvrages, dont certains font aujourd'hui référence. Des périodiques culturels lorrains ont voulu également dévoiler mes trouvailles et mes souvenirs.
Aujourd'hui, crise oblige, l'histoire musicale en Lorraine n'intéresse plus les éditeurs, et, lorsqu'une revue me demande un article, je ne puis y inclure mes souvenirs personnels, pourtant devenus rares.
Voilà pourquoi j'ai souhaité créer ce lien entre un chercheur octogénaire et des curieux de l'histoire de la musique en Lorraine. Vous trouverez, racontés ici, des événements musicaux dont je fus le témoin de 1945 à aujourd'hui, mais aussi les résultats de mes dernières recherches sur les XVIIIe et XIXe siècles.
Mes textes étant protégés, je demande aux personnes souhaitant les utiliser, de bien vouloir citer leur auteur.
Gilbert Rose
samedi 19 janvier 2013
samedi 12 janvier 2013
N'oublions pas Gabriel Pierné
Mon ami Georges Masson ne manque jamais une occasion de promouvoir les compositeurs lorrains. Ainsi, Gabriel Pierné fait l'objet de ses soins les plus attentionnés.
Dernièrement, il a prononcé à l'Académie Nationale de Metz, une communication au cours de laquelle il a développé avec enthousiasme les grands traits de l'existence du compositeur messin, dont on célébrera cette année le 150e anniversaire de sa naissance.
Gabriel Pierné est aujourd'hui un compositeur trop méconnu et pas suffisamment interprété.
Au Conservatoire de Paris, dans la classe de solfège de Lavignac, il obtint en 1874 une 1e médaille, alors que Debussy ne décrochait que la 3e.
En 1877 Debussy dépassa Pierné avec un 2d prix de piano, que ce dernier n'atteignit qu'en 1878.
Mais en 1879, Pierné bénéficia d'un 1r prix de piano, pendant que Debussy obtenait la même récompense, mais en classe d'accompagnement.
En ce qui concerne la fugue et le contrepoint, Pierné a obtenu un 1r prix en 1881, Debussy un 2d accessit en 1882.
Durant leur existence, ils ont été de grands amis, et le chef d'orchestre Gabriel Pierné créa de nombreuses œuvres de Claude Debussy à la tête de l'Orchestre Colonne.
A la lecture des résultats des concours du Conservatoire de Paris, on remarquera également qu'en 1874, Debussy et la fille de l'ancien directeur de l'École de musique de Metz, Édouard Mouzin, obtenaient tous deux un 2d accessit de piano, l'un chez Marmontel, l'autre chez Delaborde. L'année suivante, Cécile Mouzin et son prestigieux camarade d'études étaient toujours à égalité avec chacun un 1r accessit.
A partir de 1876, Cécile Mouzin s'étant mariée, ne put poursuivre ses études au Conservatoire. Mais n'imaginez surtout pas qu'elle aurait pu détrôner notre Claude de France, alors que Gabriel...
Dernièrement, il a prononcé à l'Académie Nationale de Metz, une communication au cours de laquelle il a développé avec enthousiasme les grands traits de l'existence du compositeur messin, dont on célébrera cette année le 150e anniversaire de sa naissance.
Gabriel Pierné est aujourd'hui un compositeur trop méconnu et pas suffisamment interprété.
Au Conservatoire de Paris, dans la classe de solfège de Lavignac, il obtint en 1874 une 1e médaille, alors que Debussy ne décrochait que la 3e.
En 1877 Debussy dépassa Pierné avec un 2d prix de piano, que ce dernier n'atteignit qu'en 1878.
Mais en 1879, Pierné bénéficia d'un 1r prix de piano, pendant que Debussy obtenait la même récompense, mais en classe d'accompagnement.
En ce qui concerne la fugue et le contrepoint, Pierné a obtenu un 1r prix en 1881, Debussy un 2d accessit en 1882.
Durant leur existence, ils ont été de grands amis, et le chef d'orchestre Gabriel Pierné créa de nombreuses œuvres de Claude Debussy à la tête de l'Orchestre Colonne.
A la lecture des résultats des concours du Conservatoire de Paris, on remarquera également qu'en 1874, Debussy et la fille de l'ancien directeur de l'École de musique de Metz, Édouard Mouzin, obtenaient tous deux un 2d accessit de piano, l'un chez Marmontel, l'autre chez Delaborde. L'année suivante, Cécile Mouzin et son prestigieux camarade d'études étaient toujours à égalité avec chacun un 1r accessit.
A partir de 1876, Cécile Mouzin s'étant mariée, ne put poursuivre ses études au Conservatoire. Mais n'imaginez surtout pas qu'elle aurait pu détrôner notre Claude de France, alors que Gabriel...
samedi 5 janvier 2013
Mon premier baiser...
Je ne puis oublier le jour de mon premier baiser, car c'est celui de la libération de Nancy. J'avais 14 ans.
Le 15 septembre 1944, les habitants de la ville étaient dans la rue, également avenue de Strasbourg, où demeuraient mes parents, car c'est par cette voie que les Américains sont arrivés.
Tout le quartier était en liesse, les gens criaient, sautaient de joie, dansaient, acclamaient les libérateurs.
J'étais au milieu de cette foule ivre de bonheur, admirant les chars qui passaient devant mes yeux émerveillés, avec sur la caisse, des GI lançant vers les bras tendus, chocolat et chewing-gum.
Dans la joie générale, une jeune voisine, épouse d'un gendarme ami de mes parents, m'empoigna par les épaules et m'entraîna dans une danse effrénée.
Brusquement, au paroxysme du bonheur, elle me prit la tête à deux mains et m'embrassa sur la bouche. Un vrai baiser !
Dès qu'elle me lâcha, je suis resté abasourdi devant ce geste inattendu, ne voyant plus ni la foule ni les Américains, leurs cris s'estompant en rumeur lointaine.
Pardon ? Vous voulez savoir également quand pour la première fois.....
Ah non ! ça c'est un secret... tout de même...
Le 15 septembre 1944, les habitants de la ville étaient dans la rue, également avenue de Strasbourg, où demeuraient mes parents, car c'est par cette voie que les Américains sont arrivés.
Tout le quartier était en liesse, les gens criaient, sautaient de joie, dansaient, acclamaient les libérateurs.
J'étais au milieu de cette foule ivre de bonheur, admirant les chars qui passaient devant mes yeux émerveillés, avec sur la caisse, des GI lançant vers les bras tendus, chocolat et chewing-gum.
Dans la joie générale, une jeune voisine, épouse d'un gendarme ami de mes parents, m'empoigna par les épaules et m'entraîna dans une danse effrénée.
Brusquement, au paroxysme du bonheur, elle me prit la tête à deux mains et m'embrassa sur la bouche. Un vrai baiser !
Dès qu'elle me lâcha, je suis resté abasourdi devant ce geste inattendu, ne voyant plus ni la foule ni les Américains, leurs cris s'estompant en rumeur lointaine.
Pardon ? Vous voulez savoir également quand pour la première fois.....
Ah non ! ça c'est un secret... tout de même...
mercredi 2 janvier 2013
Bonne année...
Le 31 décembre 2012 à 19 heures, le Républicain Lorrain daté du 1r janvier 2013 était à ma porte. C'est merveilleux, non ?
Je me suis souvenu du film américain de René Clair (1944), "C'est arrivé demain". Un homme qui découvre qu'il vient d'acheter le journal du lendemain...
Dans le rappel des événements importants qui se sont déroulés à Metz, j'ai cherché la page Culture, que j'ai trouvée en 14e position (la page, pas la culture).
J'ai alors découvert avec stupéfaction qu'en littérature, musique, théâtre, peinture et autres arts, il ne s'était rien passé à Metz durant l'année 2012 !!!
Absolument rien... J'eus alors une pensée émue pour le maire-adjoint à la Culture de la Ville de Metz, si dynamique, si entreprenant. Comme il doit être triste...
Pourtant j'ai bien l'impression (et pas seulement) que le Théâtre de Metz, l'Arsenal, l'Orchestre National de Lorraine, l'Eté du livre, les Expositions de peintures (musées de Metz, Centre Pompidou et privées), et toutes les associations culturelles, petites ou grandes, musicales et artistiques, ont vécu et oeuvré durant cette année...
Notre journal a également omis d'annoncer la Légion d'Honneur décernée à Jacques Mercier...
C'est France-Musique qui me l'a appris ce matin : "Jacques Mercier, directeur de l'Orchestre d'Ile-de-France". Curieux, il est à la tête de l'Orchestre National de Lorraine depuis dix ans, au moins...
On ne nous dit pas tout, dirait quelqu'un...
Je me suis souvenu du film américain de René Clair (1944), "C'est arrivé demain". Un homme qui découvre qu'il vient d'acheter le journal du lendemain...
Dans le rappel des événements importants qui se sont déroulés à Metz, j'ai cherché la page Culture, que j'ai trouvée en 14e position (la page, pas la culture).
J'ai alors découvert avec stupéfaction qu'en littérature, musique, théâtre, peinture et autres arts, il ne s'était rien passé à Metz durant l'année 2012 !!!
Absolument rien... J'eus alors une pensée émue pour le maire-adjoint à la Culture de la Ville de Metz, si dynamique, si entreprenant. Comme il doit être triste...
Pourtant j'ai bien l'impression (et pas seulement) que le Théâtre de Metz, l'Arsenal, l'Orchestre National de Lorraine, l'Eté du livre, les Expositions de peintures (musées de Metz, Centre Pompidou et privées), et toutes les associations culturelles, petites ou grandes, musicales et artistiques, ont vécu et oeuvré durant cette année...
Notre journal a également omis d'annoncer la Légion d'Honneur décernée à Jacques Mercier...
C'est France-Musique qui me l'a appris ce matin : "Jacques Mercier, directeur de l'Orchestre d'Ile-de-France". Curieux, il est à la tête de l'Orchestre National de Lorraine depuis dix ans, au moins...
On ne nous dit pas tout, dirait quelqu'un...
lundi 31 décembre 2012
Ah... la valse...
En ce jour, dernier de l'année, les orchestres du monde entier vont exécuter tout le répertoire viennois.
Les Strauss, père et fils, seront à l'honneur, quelquefois accompagnés de leur prédécesseur Joseph Lanner, ou de leurs successeurs les Alsaciens Waldteufel, Louis puis Emile, qui imposèrent la valse dans les soirées parisiennes au XIXe siècle.
Je suis certain que Jacques Offenbach ne sera pas oublié.
Mais qui pensera à jouer les valses et polkas de Auguste Couture né en 1858 à Devant-les-Ponts, surtout "La Tour Eiffel", grande valse dédiée à Gustave Eiffel, et celles de Gaston des Godins de Souhesmes qui, s'il est né à Vouziers en 1841, passa toute son existence à Metz après y avoir fait ses études ?
On ignorera également le Prussien Antoine Freyberger, né en 1810, arrivé à Metz en 1832 et naturalisé Français en 1843. Organiste à l'église Saint-Martin et professeur au collège Saint-Clément, il écrivit surtout de la musique religieuse ainsi que des valses construites comme les viennoises, mais avec l'esprit vif des parisiennes.
Savez-vous qu'en 1852 l'évêque de Metz recommandait aux jeunes filles de ne plus danser ni polka, ni schottisch, ni mazurka, car ces danses étaient, paraît-il, excessivement immorales ? Je crois que la valse elle-même était prohibée !
Des caricatures, alors, circulèrent dans la ville, mettant en scène et ridiculisant certaines personnes habituellement entourées du respect général.
Le peintre Joseph Hussenot fut soupçonné d'en être l'auteur, ce dont il se défendit avec énergie dans la presse locale.
Vous pensez bien que cette incitation du clergé ne fut pas suivie d'effet, et, Dieu merci, on peut encore jouer et danser la valse...
Les Strauss, père et fils, seront à l'honneur, quelquefois accompagnés de leur prédécesseur Joseph Lanner, ou de leurs successeurs les Alsaciens Waldteufel, Louis puis Emile, qui imposèrent la valse dans les soirées parisiennes au XIXe siècle.
Je suis certain que Jacques Offenbach ne sera pas oublié.
Mais qui pensera à jouer les valses et polkas de Auguste Couture né en 1858 à Devant-les-Ponts, surtout "La Tour Eiffel", grande valse dédiée à Gustave Eiffel, et celles de Gaston des Godins de Souhesmes qui, s'il est né à Vouziers en 1841, passa toute son existence à Metz après y avoir fait ses études ?
On ignorera également le Prussien Antoine Freyberger, né en 1810, arrivé à Metz en 1832 et naturalisé Français en 1843. Organiste à l'église Saint-Martin et professeur au collège Saint-Clément, il écrivit surtout de la musique religieuse ainsi que des valses construites comme les viennoises, mais avec l'esprit vif des parisiennes.
Savez-vous qu'en 1852 l'évêque de Metz recommandait aux jeunes filles de ne plus danser ni polka, ni schottisch, ni mazurka, car ces danses étaient, paraît-il, excessivement immorales ? Je crois que la valse elle-même était prohibée !
Des caricatures, alors, circulèrent dans la ville, mettant en scène et ridiculisant certaines personnes habituellement entourées du respect général.
Le peintre Joseph Hussenot fut soupçonné d'en être l'auteur, ce dont il se défendit avec énergie dans la presse locale.
Vous pensez bien que cette incitation du clergé ne fut pas suivie d'effet, et, Dieu merci, on peut encore jouer et danser la valse...
mercredi 19 décembre 2012
La fin du Monde...
Demain, paraît-il, serait notre dernier jour... une fois encore...
Au mois de mars 1857, les journaux de Metz l'avaient déjà annoncé pour le 13 juin !
En effet, les astrologues d'Outre-Rhin avaient indiqué qu'une comète se dirigeait dangereusement vers la Terre.
Malgré les dénégations du physicien français Jacques Babinet, les populations commencèrent à éprouver une certaine panique.
Heureusement, l'astrologue allemand qui avait fait cette prédiction découvrit que la comète menaçante avait changé de route et se dirigeait à présent vers une planète opposée à la nôtre. Ouf !
Remarquez qu'en Allemagne on n'y croyait pas vraiment, puisque c'est précisément le 13 juin 1857, qu'eut lieu à Mannheim, un grand rassemblement des sociétés musicales germaniques sous la direction du pianiste-compositeur Ferdinand Hiller, de Cologne, avec le concours de Madame Bochholtz-Falconi, cantatrice, et du violoniste virtuose Ferdinand Laub.
Ah ces Rhénans... ils voulaient peut-être partir en beauté... ou alors fêter l'événement en musique...
Au mois de mars 1857, les journaux de Metz l'avaient déjà annoncé pour le 13 juin !
En effet, les astrologues d'Outre-Rhin avaient indiqué qu'une comète se dirigeait dangereusement vers la Terre.
Malgré les dénégations du physicien français Jacques Babinet, les populations commencèrent à éprouver une certaine panique.
Heureusement, l'astrologue allemand qui avait fait cette prédiction découvrit que la comète menaçante avait changé de route et se dirigeait à présent vers une planète opposée à la nôtre. Ouf !
Remarquez qu'en Allemagne on n'y croyait pas vraiment, puisque c'est précisément le 13 juin 1857, qu'eut lieu à Mannheim, un grand rassemblement des sociétés musicales germaniques sous la direction du pianiste-compositeur Ferdinand Hiller, de Cologne, avec le concours de Madame Bochholtz-Falconi, cantatrice, et du violoniste virtuose Ferdinand Laub.
Ah ces Rhénans... ils voulaient peut-être partir en beauté... ou alors fêter l'événement en musique...
vendredi 7 décembre 2012
La critique s'éveille...
Enfin la critique musicale des journaux parisiens réagit contre l'ineptie d'un metteur en scène (ou soi-disant), lequel, pour des raisons "que la raison ignore", a dénaturé à l'envi, un chef-d'oeuvre de l'art lyrique.
Jusqu'à présent, seul le Républicain Lorrain, grâce à la plume de son journaliste responsable, s'essayait à faire des réserves sur ce sujet. Ses confrères l'ont rejoint.
On n'avait pas encore osé toucher à Carmen... Et bien c'est fait !
J'ignore le nom du responsable et ne veux point le connaître.
Mais le public de l'Opéra-Bastille n'a pas accepté, lors de la première, de voir saccager son opéra fétiche. Il a manifesté, paraît-il, bruyamment... et la critique lui a emboîté le pas.
Je sais que l'auteur de cette maladresse (je suis gentil) va se défendre en alléguant des exemples célèbres comme la première du Sacre du Printemps (c'est toujours ce qu'ils disent...). Mais les malheureux confondent la naissance d'une création pas encore comprise avec des déchirures suivies de raccommodages maladroits d'un pur chef-d'oeuvre qui n'en a nul besoin.
En tout cas, moi qui ai la chance de ne pas avoir vu le massacre, j'applaudis les critiques parisiens.
Pour parler d'autre chose, avez-vous remarqué la dernière publicité de la SNCF sur Internet ? Elle vous invite à visiter le Marché de Noël de Metz en Alsace !
... une nouvelle annexion...
Jusqu'à présent, seul le Républicain Lorrain, grâce à la plume de son journaliste responsable, s'essayait à faire des réserves sur ce sujet. Ses confrères l'ont rejoint.
On n'avait pas encore osé toucher à Carmen... Et bien c'est fait !
J'ignore le nom du responsable et ne veux point le connaître.
Mais le public de l'Opéra-Bastille n'a pas accepté, lors de la première, de voir saccager son opéra fétiche. Il a manifesté, paraît-il, bruyamment... et la critique lui a emboîté le pas.
Je sais que l'auteur de cette maladresse (je suis gentil) va se défendre en alléguant des exemples célèbres comme la première du Sacre du Printemps (c'est toujours ce qu'ils disent...). Mais les malheureux confondent la naissance d'une création pas encore comprise avec des déchirures suivies de raccommodages maladroits d'un pur chef-d'oeuvre qui n'en a nul besoin.
En tout cas, moi qui ai la chance de ne pas avoir vu le massacre, j'applaudis les critiques parisiens.
Pour parler d'autre chose, avez-vous remarqué la dernière publicité de la SNCF sur Internet ? Elle vous invite à visiter le Marché de Noël de Metz en Alsace !
... une nouvelle annexion...
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